Doctrines imaginaires.
On a beau vanter depuis plusieurs mois les mérites du Web 2.0 (voir du 3.0) en offrant à qui veut bien l’entendre des mots tel que “progrès”, “innovation”, “reconsidérations de la structure des plans” et autres termes technologiquement-cons censés nous donner envie d’y participer, je n’y vois pas la moindre once d’évolution. Que ce soit dans la cause comme dans l’effet.
La cause, elle, me donne des boutons. Si nos “identités virtuelles” se veulent tout aussi altruistes que communautaire, la réalité, bizarrement (ou pas), est tout autre. Observez-vous là, dans la rue, dans un café, dans les magasin à faire la queue. Qui parle à son voisin de file ? Qui va s’asseoir à la table d’un homme seul parce qu’il est en train de se noyer dans le café ? Qui s’inquiète de connaître les moments difficiles de celui qu’on pointe du doigt parce qu’il a l’air différent ? Un minorité. Voir un peu moins.
De là, pourquoi FaceBook ? MySpace ? Pourquoi vouloir à tout prix montrer une partie de soi qui, de toute manière, ne dépassera jamais le stade de la théorie ? Petits cons d’hypocrites. Dans ce besoin constant de mettre en valeur ce que beaucoup ne seront jamais, je vois une sorte de sadisme cynique où arrêter de se voiler la face serait une sorte de Voldemort du web : on en parle pas, on y pense pas.
L’effet, lui, nous apprend à quel point la complexité du cerveau humain entraînera sa perte. Toute cette énergie gaspillé au profit d’un monde rafistolé au papier craft, tout ces neurones corrompus aux niaiseries d’un monde stéréotypant la “bonne évolution”, tout ces gens s’imaginant dans une sorte de cercle amical virtuel où l’union permettrai d’expliquer la raison d’être, tout ça n’est qu’une perte de temps à la sauce factice. Désolant.
M’enfin bon.
Google lance quand même un module Aubade. Et ça, ça roxx (et roue quille).
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